Fut un temps, j'avais un blog.
Aujourd'hui, voilà ce qu'il en reste.

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 05:30

Lettre ouverte pour esprit scellé

Lettre ouverte pour esprit scellé
I'll dive into depths and I'll bring you back upon a shining path.
Whatever the cost.

( I promise. )

La certitude. L'ancienne, celle qui m'introduisait quelque-chose qui ressemble à de l'espoir directement dans les veines, celle qui se propageait partout à chaque battement de coeur. ______________________________ L'une des seules que j'ai jamais eu, sans preuve, sans promesse, sans rien. Elle était là. Elle ______________________________avait raison d'y être. Parfois, je me demande si la simple idée d'une chose vous y conduit, si la ______________________________volonté parfois même dénuée d'action suffit, ou si, au contraire, c'était totalement ______________________________indépendant. Je sais, cette question ne rime à rien. Pas grand chose, ou plus grand chose n'a ______________________________de sens dans ces moments-là. Ce moment-là. On m'a dit qu'il y a des questions qui restent ______________________________sans réponse. Il y a des questions qu'on se pose du bout des lèvres, mais auquelles on ne veut ______________________________pas de réponse. Le flou, le brouillard, l'insouciance, c'est mieux. La réponse évolue selon les ______________________________mots, selon les regards, selon l'heure. Et puis, pas de réponses, surtout pas de questions. Mon ______________________________petit monstre se satisfera de fragments passés, d'espoirs ténus suspendus au fil du temps.

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 06:48

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 14:42

I keep on feeding Him. He's getting stronger & stronger. But I've tamed Him. (I think so.)

____Si seulement le temps pouvait s'arrêter. Comme ça. Simplement. Serrant les poings le plus fort possible, comme si cela pouvait au moins ralentir les aiguilles. Si seulement le temps pouvait ralentir. Comme ça. Simplement. Esquissant des gestes les plus lents, les plus précis. Comme si on ne sentait même plus la vie sous nos doigts. Si seulement le temps pouvait se remonter. Comme ça. Simplement. Ouvrant grand les yeux, comme si l'on pouvait aspirer le monde, le faire entrer en nous, et le garder. Le garder pour plus tard. Le garder pour toujours. Ouvrant grand les yeux, pour voir chaque détail, aussi infime soit-il. Cinquante six images. Deux cent soixante seize lattes au plafond. Les discussions, chaque mot. Les silences. Les soupirs. Les non-dits. Se donner les moyens de remonter le temps. Quelques heures, quelques jours, quelques mois, quelques années. Cela n'a pas d'importance. Cela n'a pas d'importance si on ferme les yeux. Cela n'a pas d'importance si l'on saute par la fenêtre, si l'on fuit en courant sur les fils électriques, si l'on tournoie autour des lampadaires.

# Posté le jeudi 14 août 2008 05:58

Thank You__

Thank You__
_______Rentrées dans le noir. Longeant une départementale, confondant tissus & grenouilles, pots d'échappement & chats, perdant la notion des distances. On courrait presque. Au loin, se perdait les sonorités électriques qui continuaient sans nous. Ca n'avait pas d'importance. On empestait le Tabac, mais on y était presque habitué. L'accumulation de fatigue nous faisait marcher de travers devant les maisons endormies. Devant la maison hantée aux fenêtres illuminées. On avait mal au dos, on avait soif, on rêvait d'un oreiller. Mais qu'est-ce que c'était bien !

_______Le coeur qui bat au rythme du son. La douce chute des ballerines, leur envol en mongolfière. Un fragment de magie. "Lullaby, Fairy Tales..." La solitude au coeur de la foule. Le ballon magique. Comme des gamins espérant gagner un second tour de manège. Ez3kiel. La musique. Les gens. La fumée. Les cris. LA balle musicale. L'inconnue en transe sur votre épaule. "VERSUS". Le tout à quelque-chose d'énorme. De puissant. D'hors du temps. D'unique. Rien ne peut remplacer cette exaltation. Le son dans son plus bel état, les notes dans leur plus bel écrin. Simplement là, dans cette nuit d'été. Prenant vie à l'intérieur de nous, résonant sous notre peau. Plus rien n'a d'importance dans ces moments-là. Des secondes qui s'évanouissent. __________Stuck in_____________'___Les pieds qui flottent dans un air envahi par la ________________the Sound______'___musique, qui nous innonde comme le plus beau des _______________________________'___orages. C'est indescriptible. Un psychotrope.

# Posté le mardi 08 juillet 2008 07:37

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 11:33

___Et la tasse est vide.

___Et la tasse est vide.
Muse - Invicible
« And tonight, we can truly say, together we're invicible »
___________________________________

____Drôle de luminosité, drôle de nuages. Les feuilles s'en balancent, formant une jolie danse, jolie transe. Elles sont ensembles, nombreuses, presque semblables. Et puis certaines se détachent, forment un tout à elles seules. Discrètement. Un détail. Il pourrait presque être insignifiant. Presque. Une plume qui s'échapperai d'un livre d'images, qui se laisserait porter. Encore. Encore une fois. Comme elle sait si bien le faire, croisant le reste sans l'effleurer... Emportant avec elle des bribes de mots qui ignorent la multitude. Emportant sourires, soupirs, souvenirs. Virevoltant toujours, elle contournera les pare-choc, les costumes, le bus n°7. La regarder ferait sourire, donnerait une vague idée de l'infini, de la course parfaite. Mais à quoi bon, toi comme moi sait que la chute d'une plume si blanche, si belle, si pure, est éphémère. Ephémère. On sait pertinemment que son voyage ne peut continuer ainsi. La brise d'un printemps n'est pas toujours si propice, elle pourrait mourir sur le macadam. A jamais. Alors on se baisse et, avec la plus grande délicatesse, on la sauve de cette fin. On la considère comme personne d'autre ne peut le faire. On la range dans ces histoires de gamins. Presque aussi irréelle. On arriverait à avoir peur de [se] réveiller. (...) Puis on referme le livre, doucement, comme à regret sans pourtant en avoir l'ombre d'un. Il est tellement évident que ce qui rend la chose si belle, c'est sa rareté. L'évidence qu'elle n'a pas. S'il y avait des plumes par milliers dans tous les cieux, on appellerait cela la pluie. Je me refuse à voir naître un "paraplume"... Mais il reste les fantômes. Des ectoplasmes dont les pas résonnent. Est-ce, toi aussi, que tu sais ralentir ton rythme cardiaque ? Des ectoplasmes bien réels, ressuscitant la caresse de la plume contre l'air, à moins que ce ne soit l'inverse. Voire les deux.
___________________________________
Depeche Mode - In your room
« ...Your burning eyes cause flames to arise. Will you let the fire die down soon ? »

# Posté le dimanche 13 avril 2008 14:26

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 05:43

(Parce-qu'il y a une semaine, il y eut un jeudi remarquablement remarquable, un jour où on a repoussé les limites de la déviation spirituelle & humouristique.)

Autour d'une pizza, on est tellement cons =)
Autour d'une pizza, on est tellement cons =)
Autour d'une pizza, on est tellement cons =)
(Parce-qu'il y a une semaine, il y eut un jeudi remarquablement remarquable, un jour où on a repoussé les limites de la déviation spirituelle & humouristique.)

# Posté le vendredi 11 avril 2008 04:46

Modifié le vendredi 11 avril 2008 06:55

[Sometimes, many things seem really unusual, strange or fanciful. And it's only without understanding that everything becomes clear and easy. Never thought I'd tell it once, but you cannot imagine how glad hollow answers make me feel.]

[Sometimes, many things seem really unusual, strange or fanciful. And it's only without understanding that everything becomes clear and easy. Never thought I'd tell it once, but you cannot imagine how glad hollow answers make me feel.]
My Blueberry Nights
Natalie Portman est définitivement magnifique

I'm glad. Everything seems to be perfect. But I'm rather sure I'm feeding a new and tiny monster inside. I'm already dreading he could grow and eat me little by little. But how lovely, how sweet he looks ! He's hungry.
Please, My Sweetest Friend, could you help to satisfy him, once ?

But WAIT !
I'm understanding all now (or not?)
We're in a big game,
prisoners of theirs desires,
caught up in a web
Made by the worst kind of spiders
( The Abaddyon Project - Nevermore )

( )

# Posté le dimanche 30 mars 2008 06:28

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 05:47

[You'll stumble in my footsteps (...) If you try walking in my shoes]

[You'll stumble in my footsteps (...) If you try walking in my shoes]
There's a look on your face I would like to knock out See the sin in your grin and the shape of your mouth
I remember my nails in your cold shoulder, that way they were looking for your fresh blood, my dear,
All I want is to see you in terrible pain Though we won't ever meet I remember your name Can't believe
my love. I wanted to make you hurt, I wanted to see it in your lovely eyes, as a dark & precious shadow.
you were once just like anyone else Then you grew and became like the devil himself Pray to god I think of
I wanted you to be hurt, to be able to feel my pain through your's. I wanted you to suffer as I'd do few
a nice thing to say But I don't think I can so fuck you anyway You are scum, you are scum and I hope that
hours later, few days later, few years later. After you'd vanish away. For now, and perhaps forever.
you know That the cracks in your smile are beginning to show Now the world needs to see that it's time you
I was having my fun anyway, I hope you did. I really hope you did. Just wanted you as the scapegoat
should go There's no light in your eyes and your brain is too slow Can't believe your were once just like
of my broken thoughts, my broken ego and my broken feelings. My pet, I've never hated your bloody
anyone else Then you grew and became like the devil himself Pray to god I can think of a nice thing to say breathing, your bittersweet words falling from your mellow lips. Oh my sweetest friend, I still remember
But I don't think I can so fuck you anyway Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth I could
their shape, their taste and their softness. The way I wanted to keep them on my pale skin whereas, now,
creep up beside put a gun in your mouth Makes me sick when I hear all the shit that you say So much crap nothing, except my loosy mind, is close to their muttering. Nothing except my memories are cumming
coming out it must take you all day There's a space left in hell with your name on the seat With a spike in
again and again. Memories... Maimed memories. You were everything, you were all. Now you're just
the chair just to make it complete When you look at yourself do you see what I see If you do why the fuck
a hole, a great and wonderful hole in my Earth, in my heart and in my soul. I don't care about you,
are you looking at me Why the fuck why the fuck are you looking at me Why the fuck why the fuck are you
but I'm hanging on your gestures, on your words and your smiles. I felt weak as a child, but nothing
looking at me Why the fuck why the fuck are you looking at me Why the fuck why the fuck are you looking
could ever change my mind. Holding your hand, holding your life between mine was everything I needed.
at me There's a time for us all and I think yours has been Can you please hurry up cause I find you
Your life. Your life I've felt by the beating of your fake heart, its rhythm against my sweet sorrow.
obscene We can't wait for the day that you're never around When that face isn't here and you rot
Its song resounding in my mind while I was fighting with your back.
underground Can't believe your were once just like anyone else Then you grew and became like the devil
What ever hapened, I don't care.
himself Pray to god I can think of a nice thing to say But I don't think I can so fuck you anyway
Right now and Forever
So fuck you anyway So fuck you anyway So fuck you anyway So fuck you anyway So fuck you anyway So
So fuck you anyway.
fuck you anyway So fuck you anyway So fuck you anyway So fuck you anyway So fuck you anyway
Oh_

Black is : archive-fuck you
Red is : Fake memories of my own

# Posté le dimanche 16 mars 2008 06:41

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 05:44

Détail insignifiant # 4 562

Détail insignifiant # 4 562
___Assise. Comme avant. Comme ça aurait été parfait. Les mains froides contre le brûlant d'une tasse d'une grossière porcelaine. Le visage emmêlé dans les cheveux et les vapeurs d'eau en ébullition. Il parait qu'on peut lire l'avenir au fond d'une tasse de thé. Là, c'est surtout le comme avant qui a surgi. Comme quand une délicate odeur de nicotine allait se coller à nous. Regarder le sachet de thé qui tournoie sur lui même, s'étourdir avec lui. Jouer nerveusement avec le rebord. Tourner, tourner et tourner encore. Ramasser les miettes de spéculos avec son index, des miettes comme des fragments de vie, des miettes comme ce qui reste. Pas grand chose. Qui s'envole avec le vent. Et puis la petite cuillère, si petite, si modulable, si insignifiante, si faible. La tourner, la retourner, jusqu'à la tordre. Serrer le point à s'en éclater les phalanges. Et puis l'hiver, les gens qui entrent, sortent, repartent. Emmitouflés. Toujours. J'ai ce froid, celui qui nous attaque les lèvres. Les assèchent. Elles se fendent, doucement, par surprise. Un goût de sang passé, une petite plaie. Petite. Presque indolore. Que l'on ne peut s'empêcher de mordiller, encore et toujours. On sait que c'est le seul moyen pour qu'elle reste. Pour nous rappeler ce froid, ce vide, ce sang.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 13:04

Modifié le jeudi 10 janvier 2008 14:29

She buuuuuuuuuuuuuurns like the sky

She buuuuuuuuuuuuuurns like the sky
Il y a des moments où on aime rien, plus rien, ou presque. Des moments où l'on reste perpétuellement instatisfait, blasé et vide.
Des moments où rien n'est à la hauteur de nos espérances. A commencer par nous-même.
*

" Mon coeur n'est qu'une grosse boîte Tupperware® "

*
Je ne suis qu'une grosse boîte Tupperware®. Étanche. Imperméable. Conservatrice. Ce qui est en moi, c'est devenu impérissable. De la conserve à l'intérieur. Rien, absolument rien ne peut enter, s'installer, essayer de proliférer, tenter de se développer. Rien ne peut m'envahir. Et encore moins, beaucoup moins, endommager l'interieur, le faire pourrir, le faire disparaître, le dégrader. Pour toujours. De manière efficace. Non. Ca ne marche pas comme ça. Je ne suis qu'une grosse boîte Tupperware®. Etanche. Rien ne me touche. Tout passe sur le côté lisse et transparent de mon couvercle. Je ne sens rien. Rien ne me touche et je ne touche rien. C'est ainsi. Tout me dépasse. Je ne suis qu'une grosse boîte Tupperware®. Je vois le monde derrière une surface trasparente, la vision n'en n'est qu'un peu déformée. Tout est moche. Tout est froid. Tout est dangereux. Tout peut me contaminer. Me détruire de l'intérieur.

Je ne suis qu'une grosse boîte Tupperware®, et en plus je suis cabossée.

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 14:17

Modifié le vendredi 30 novembre 2007 15:46